Airbnb interdit en copropriété : ce que les agents immobiliers doivent savoir (et dire à leurs clients)
Décryptage de la décision du Conseil constitutionnel du 19 mars 2026 validant la loi Le Meur sur l'interdiction des locations Airbnb en copropriété, et analyse des opportunités concrètes pour les agents immobiliers.
Stéphane Brousse
3/29/20262 min read


Le cadre juridique des locations touristiques vient de basculer. Les agents qui comprennent le changement ont une longueur d'avance.
Ce que la décision du 19 mars change concrètement
Le Conseil constitutionnel a validé l'article 26 de la loi Le Meur du 19 novembre 2024. Concrètement, les copropriétés dont le règlement comporte une clause d'habitation bourgeoise peuvent désormais interdire les locations de type Airbnb à la majorité des deux tiers. Avant, il fallait l'unanimité — autant dire mission impossible.
Attention : cette mesure ne concerne que les résidences secondaires. Les résidences principales restent autorisées à louer jusqu'à 120 jours par an (90 jours dans certaines villes comme Paris ou Lyon). Et seules les copropriétés interdisant déjà les activités commerciales dans leurs lots d'habitation sont éligibles au vote aux deux tiers. Pour les autres, l'unanimité reste la règle.
Pourquoi ça concerne directement les agents immobiliers
Près d'un million de logements en copropriété seraient impactés selon France Info. C'est un vivier considérable. Trois scénarios vont se présenter dans les prochaines semaines.
Premier scénario : des propriétaires investisseurs dont la copropriété vote l'interdiction vont chercher à revendre. Ces biens arrivent sur le marché avec un historique de revenus locatifs à analyser, un règlement de copropriété à décrypter et un repositionnement à conseiller. C'est du mandat qualifié.
Deuxième scénario : des propriétaires vont basculer vers la location longue durée. Ils auront besoin d'un accompagnement en gestion locative — un segment sur lequel beaucoup d'agents ont encore des marges de progression.
Troisième scénario : des acquéreurs investisseurs vont devoir intégrer ce nouveau risque dans leur analyse. L'agent qui vérifie systématiquement la clause d'habitation bourgeoise du règlement de copropriété et qui en informe son client apporte une vraie valeur ajoutée.
Le bon discours à tenir avec tes clients
Ne joue pas les alarmistes. La mesure est encadrée et réversible : une copropriété peut aussi lever l'interdiction aux deux tiers. Et l'enregistrement national obligatoire des meublés touristiques, prévu au plus tard le 20 mai 2026, va aussi apporter de la clarté.
En revanche, conseille à tes investisseurs d'éplucher le règlement de copropriété de leurs biens AVANT la prochaine AG. C'est là que tout se joue. Et propose-toi comme interlocuteur pour les aider à arbitrer : conserver, vendre, ou réorienter vers la longue durée.
Ce qu'il faut retenir
Le marché de la location courte durée se structure et se régule. Ce n'est pas la fin d'Airbnb, mais c'est la fin du « tout permis » en copropriété. Pour l'agent immobilier, c'est une occasion en or de se positionner comme expert, de capter des mandats et de fidéliser des propriétaires investisseurs qui ont besoin de conseils fiables. Pas de panique, mais de l'action.
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